
Le Festival européen du film fantastique est de retour du 25 septembre au 4 octobre pour sa 19e édition avec son contingent de nouvelles productions internationales inédites ou projetées en avant-première. Parmi la quarantaine de films qui composeront, comme chaque année, la sélection officielle, voici les premiers titres qui vous donneront peut-être envie de poser une semaine de congés dès la rentrée !
En compétition internationale de films fantastiques, Sleep No More, une comédie noire et horrifique du réalisateur indonésien Edwin qui aborde le délicat sujet de l’exploitation au travail avec des employés qui se font posséder par une entité lorsqu’ils sont exténués par la tâche. Avec Never After Dark, production japonaise, Dave Boyle parvient à combiner récit de revenants et home invasion en revisitant le personnage du médium, grâce notamment à la performance remarquable de l’actrice japonaise Moeka Hoshi. Dans Leviticus venu d’Australie, Adrian Chiarella met en scène deux adolescents aux prises avec une force surnaturelle violente qui prend la forme de la personne qu’ils désirent le plus.
En compétition internationale de films d’animation, Nobody, une production chinoise réalisée par Yu Shui, raconte l’histoire de personnages ordinaires – un petit cochon sauvage, accompagné d’un crapaud, d’une belette et d’un gorille – qui trouveront le courage nécessaire pour devenir des héros lors d’un pèlerinage haut en couleur. Venu du Brésil, Le Fils de pute d’Erica Maradona, Tania Anaya, Otto Guerra et Sávio Leite suit le périple tumultueux d’Ismaël qui quitte le domicile maternel pour partir à la recherche de son père et de l’océan accompagné de son chien estropié. Avec Blaise, Dimitri Planchon et Jean-Paul Guigue réalisent en papier découpé et photomontage numérique une comédie grinçante et absurde autour de la famille Sauvage dont les membres sont obsédés par leur image, et dont le fils Blaise, entraîné par une jeune fille, se lance dans une croisade révolutionnaire par pure politesse.
Les Midnight Movies saupoudreront le tout d’une dose de gore festif avec tout d’abord Penny Lane is Dead de l’Australienne Mia Kate Russell, qui renoue avec les films d’Ozploitation des années 80 dans ce slasher queer et punk. Après avoir montré au festival son premier long métrage, Der Bunker, le réalisateur allemand Nikias Chryssos revient au FEFFS avec Bloody Tennis, mélange de comédie horrifique et de trip hallucinatoire dans une académie de tennis peu orthodoxe où seules les joueuses les plus enragées réussiront à survivre. D’Indonésie encore, Joko Anwar revient sur la scène internationale avec Ghost in the Cell, et ravira ses fans avec ses outrances gores habituelles qui prennent place cette fois-ci dans une prison de haute sécurité dans laquelle une entité massacre les prisonniers qui ont l’aura la plus sombre.
Faisant écho à notre rétrospective centrée sur les intelligences artificielles, le documentaire Ghost in The Machine de Valerie Veatch pousse un cri d’alarme et fait voler en éclats la hype autour de l’IA en revenant sur les fondements philosophiques, culturels et politiques du boom de l’IA et les défis auxquels nous serons tous confrontés demain. L’hilarant documentaire d’Anthony Frith, Mockbuster, nous plonge dans les coulisses de la société de production The Asylum, spécialisée dans la série B du type Sharknado, en suivant le périple chaotique d’un réalisateur australien qui se voit confier un film de monstres avec un budget dérisoire et seulement six jours pour le réaliser !
La programmation complète sera dévoilée début septembre.