1ère vague de film

PREMIERE VAGUE DE FILMS

A deux mois du lancement du Festival, nous sommes heureux de vous dévoiler une première vague des films de la sélection officielle.

En compétition internationale fantastique, Lucky McKee fera son retour au Festival après y avoir présenté The Woman et All Cheerleaders must Die avec son nouveau film Kindred Spirits, thriller horrifique dans lequel une mère célibataire est bouleversée par le retour impromptu de sa sœur qui noue une relation fusionnelle mais bientôt obscure avec sa nièce adolescente. Toujours venant de l’autre côté de l’Atlantique, Knives and Skin, premier long-métrage de Jennifer Reeder, nous plonge dans une enquête digne de Twin Peaks suite à la disparition d’une adolescente.

Troisième film américain de la sélection, The Beach House de Jeff Brown, dans lequel un jeune couple vient séjourner dans la maison paternelle, située au bord de la mer, lorsqu’ils s’aperçoivent qu’un couple d’amis du père s’y sont installés. De cette situation étrange vont découler bien d’autres événements inexplicables dans la maison.

Dans The Hole in the Ground de l’irlandais Lee Cronin, une mère célibataire va comprendre qu’un mystérieux trou dans la forêt aux abords de leur maison a des incidences étranges sur son jeune fils.

Enfin, avec Koko-Di Koko-Da de Johannes Nyholm, un couple parti faire du camping dans la forêt va subir les sévices d’un homme endimanché et deux de ses acolytes en guenilles, dans une sorte d’incessant recommencement.

En crossovers, thrillers, films noirs et comédies noires vont à nouveau se bousculer. Dans Sons of Denmark, Ulaa Salim porte un regard prémonitoire sur la montée d’une violente islamophobie au Danemark.

Plus léger, Dogs don’t wear Pants du finlandais J.-P. Valkeapää nous introduit avec humour et de manière sensitive dans une initiation BDSM d’un veuf attiré par des expériences extrêmes après la mort de sa femme.

Comédie et film d’époque se déroulant au XVè siècle, Jesters: The Game Changers suit un gang d’arnaqueurs doués en trucages qui se font recruter par le roi pour faire croire à son peuple que son règne est approuvé divinement. Le coréen Joo-Ho Kim réalise une succulente satire sociale sur notre époque de fake news et de photos truquées.

Thriller en huis clos aux multiples rebondissements, Burn de Mike Gan met en scène une employée de station service qui se fait braquer par un homme en fuite.

Enfin, Domestique d’Adam Sedlák, huis-clos claustrophobe portant sur un couple qui sombre dans les tourments de ses obsessions : devenir un cycliste top niveau pour Roman à force d’entrainement incessant et avoir coûte que coûte un enfant pour Sarlota, quitte à ce que leurs obsessions toxiques détruisent leur corps et leur esprit.

A travers une compétition internationale, le Festival permettra de découvrir les dernières pépites du cinéma d’animation pour adultes. Récompensé à la Semaine de la critique puis à Annecy, J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin prend le parti de suivre une main coupée qui s’échappe d’un labo et déambule périlleusement dans la ville pour retrouver son corps, ainsi que Naoufel, jeune livreur de pizzas, qui va tout faire pour se rapprocher de Gabrielle dont il tombe amoureux.

Feu d’artifice de couleurs et d’émotions, L’Extraordinaire voyage de Marona d’Anca Damian suit une chienne qui après un accident se remémore les différents maîtres qu’elle a eus. Basé sur une collaboration avec l’illustrateur Brecht Evens, ce film familial nous fait voyager à hauteur de vue de chien avec humour, tristesse et poésie.

Away, premier film du jeune letton Gints Zilbalodis, à la fois réalisateur, producteur et compositeur, nous entraîne dans le voyage à moto sur une île d’un jeune garçon et d’un oiseau fuyant un esprit maléfique qui avance inexorablement vers eux. Hypnotique, envoûtant et poétique.

L’extravagance et la démesure seront à nouveau l’apanage des séances de minuit avec le film thaï The Pool de Ping Lumpraploeng mettant en scène un homme coincé dans un bassin de piscine vide avec un crocodile.

Dans le psychédélique Porno de Keola Racela, un groupe de jeunes employés de cinéma vont se libérer de l’éducation chrétienne zélée que leur prodigue leur patron lorsqu’ils découvriront des bobines d’un film mystique et orgiaque lors d’une soirée dans une salle de cinéma abandonnée dans les sous-sols de leur lieu de travail.

Dans Body at Brighton Rock, Roxanne Benjamin nous entraine dans un parc national avec une jeune ranger novice qui découvre une scène de crime et doit alors se confronter à ses peurs et ses hallucinations.

Enfin, Bliss de Joe Begos suit une peintre prête à tout pour terminer son chef d’œuvre à travers une errance hallucinatoire mâtinée de sexe, de drogue et de meurtres dans les faubourgs de Los Angeles.

Les séances spéciales proposeront des films hors compétition et notamment des documentaires. Outre Memory : The Origin of Alien dans lequel Alexandre O. Philippe revient sur le script originel de Dan O’Bannon à travers de passionnantes interviews, le Festival proposera aussi le peu orthodoxe Hail Satan ? dans lequel la réalisatrice Penny Lane met en lumière le Temple Satanique, qui au-delà du culte s’avère être un mouvement militant pour la liberté de pensée face aux  fondamentalistes chrétiens utilisant des méthodes diaboliquement drôles.

Enfin, Frank Beauvais nous proposera un ovni filmique et cinéphilique avec Ne croyez surtout pas que je hurle, medley d’extraits d’œuvres cinématographiques, lorgnant parfois sur le cinéma bis, mais permettant toujours un commentaire pertinent, d’aborder une tranche de vie et surtout de soigner son âme grâce au cinéma.