Monkey Business

La fascination de l’homme pour le singe n’est sans doute pas étrangère à la prolifération des films de gorilles géants et de singes psychotiques, au point qu’ils peuvent être catégorisés en un sous-genre bien distinct avec King Kong en mètre étalon. Les prémices de King Kong se retrouvent également dans des films tels que Stark Mad de Lloyd Bacon (1929) et surtout Le Monde perdu de Harry Hoyt (1925), déjà imprégné de l’univers de Willis O’Brien qui sera responsable des effets spéciaux de King Kong en 1933. C’est d’ailleurs de la rencontre d’un projet de Harry Hoyt et Willis O’Brien, intitulé Creation, et d’un projet de Merian C. Cooper sur l’histoire des gorilles produit par la RKO, que va naître ce classique du cinéma qui devait s’intituler The Beast, puis Kong et prendre finalement ce nom qui résonne comme deux coups de poing sur le thorax : King Kong. Tourné en pleine dépression économique, King Kong évoque pour les spectateurs d’hier et d’aujourd’hui une allégorie de la nature sauvage face aux effets néfastes de la « civilisation ». Avec des suites, des remakes ou de pâles copies, King Kong a marqué à jamais l’histoire du cinéma. Pour célébrer ses 80 ans, nous vous proposons une rétrospective de 12 films sur le thème des singes, entièrement en copies 35 mm, retraçant une période de 70 ans de cinéma, du chef d’oeuvre de Cooper et Schoedsack au dernier remake en date de Peter Jackson en passant par des productions de Hong-Kong, du Japon et d’Italie.